Code Vein 2 est un jeu de rôle japonais d’action qui nous ramène dans nos terrains de prédilection après une découverte du style metroïdvania en début d’année.

| Type | RPG / Action |
| Editeur | Bandai Namco Studios |
| Développeur | Bandai Namco Entertainment |
| Date de sortie | 30 janvier 2026 |
| Classification | 16 ans et plus |
| Moteur | Visuel | Auditif | Cognitif |
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C’est donc après 7 ans que Bandai Namco revient avec la licence Code Vein. Ce jeu d’action aux parfums de Dark Souls reprend les bases du premier opus, mais aussi garde ses défauts. Lors des prés tests, j’ai eu l’occasion de discuter avec un joueur qui l’avait terminé. Et nous étions d’accord sur le constat général. Code vein 2 est varié dans ses environnements et l’histoire est prenante. Mais il souffre de la répétition des mobs qui se perdent dans des zones assez vides.
Vous allez incarner un chasseur de revenants puisque dans ce monde, vivants et morts se côtoient. Accompagné de Lou, une revenante, vous partez explorer le passé pour retrouver des Héros et empêcher la destruction du présent.
Mais parlons gameplay ! Action-RPG, deux termes qui rappellent les bases de ce type de jeu. Après avoir personnalisé entièrement votre personnage jusqu’à la voix qui se résume à quelques grognements. Et cette personnalisation se fait surtout dans le développement du gameplay : l’arme, le code sanguin qui donne son nom au jeu, l’allié qui vous accompagne, le matériel… vous allez pouvoir fignoler votre personnage et la façon d’y jouer. Vous pourrez ensuite passer d’un profil à l’autre pour vous adapter à chaque situation de combat.


Et des combats, il y en a. En effet, si ceux dans le monde sont parfois un peu éloignés et répétitifs, les boss en arène vont vous donner un air de Dark Souls. Ils sont coriaces, mobiles et il va falloir bien observer leur stratégie pour vous y adapter avec le bon profil.
Côté exploration, on est dans un monde semi-ouvert avec brouillard de guerre. On ne sait pas trop où on va lors de la première exploration de la carte, sachant qu’il y a plusieurs zones en fonction de l’époque puisqu’on voyage dans le temps.


On est donc dans un type de jeu qu’on sait très exigeant. Surtout qu’on a ici l’exigence d’un Dark Souls dans les combats et celui d’un RPG aux mille et une possibilités de gameplay. Les options de jeu vont donc être essentielles pour accéder à ce type de jeu en étant en situation de handicap. On va donc regarder cela de plus près ensemble !
Et si j’ai un handicap moteur ? 6 / 10
Code Vein 2 va souffler le chaud et le froid sur l’aspect moteur. Sur le papier, il y a de bonnes choses qui sont censées répondre à pas mal de besoins. Mais dans la pratique, il va rester complexe.
En effet, commençons par la prise en main du jeu. Sur le principe c’est assez bon, puisque vous avez la possibilité de réattribuer librement toutes les actions de jeu. Et même changer une combinaison de touches pour une touche simple. C’est exactement ce qu’on attend d’un jeu.
Son souci, c’est qu’il a beaucoup d’actions, 28 pour être précis. Et comme votre seul choix est l’appui simple, avec une quinzaine de touches utilisables sur une manette, vous n’avez pas d’autres choix que de mettre des combinaisons de touches sur certaines actions. Au moins, vous pouvez choisir vos priorités et lesquelles mettre au second plan. Celles que vous pouvez faire tranquillement par exemple.


Sur la manipulation, on a des options qui vont vous éviter le maintien des touches. C’est le cas pour la visée à l’arc par exemple.
Côté sensibilité, c’est parfait. Vous allez pouvoir régler la sensibilité de la caméra et l’inversion des axes pour chaque activité : base, moto, arc, arc zoomé, mitrailleuse et mode photo.
Vous avez également une touche qui va remettre la caméra automatiquement dans votre dos, horizontalement comme verticalement. Autrement dit, lorsque vous avancez, un appui sur ce bouton et la caméra revient seule. Le mouvement est assez violent et peut désorienter.


Vous pouvez bloquer la caméra sur l’ennemi le plus proche. Et certaines options vont vous aider à gérer les combats. Une option permet par exemple le changement de cible automatique après la mort d’une ennemie. Vous n’avez donc pas besoin de le chercher avec la caméra. Une autre option permet de taper l’ennemi le plus proche sans le viser. C’est donc à nouveau une aide qui réduit l’usage de la caméra.
Donc sur le papier, ces options vous permettent de vous concentrer sur le joystick de déplacement uniquement, la caméra vous suit, vous pouvez recentrer d’un simple appui et en combat elle va passe d’un ennemi à l’autre. De plus, si vous tapez sans viser, l’ennemi le plus proche prend le coup. Donc a priori on peut jouer avec un seul joystick. Ça ne suffit pas à jouer à une main vu le nombre de touches nécessaires, mais c’est déjà un bel effort !
Dans les faits, ce n’est pas parfait et il semble qu’il faille quand même avoir l’ennemi en visuel pour que les options de suivi en combat fonctionnent. Et la caméra étant assez capricieuse avec des ennemis très mobiles, la gestion du combat reste tendue, surtout face aux boss. qui vont vous demander de bien repérer leur pattern de combat pour s’adapter en choisissant les bonnes armes et en tapant au bon moment.
L’allié peut soit être en jeu et vous aider, soit fusionner avec vous pour des bonus. L’avoir en jeu pour attirer l’attention de l’adversaire et rester à distance peut être un moyen d’éviter trop de corps à corps. C’est cependant moins efficace en dégât.


Notez également qu’il n’y a pas de ramassage automatique des objets au sol. Mais heureusement, le ramassage est facile et sans visée. Il suffit d’être à proximité. Par contre c’est autant d’appuis supplémentaires qui peuvent fatiguer la main.
D’ailleurs, côté fatigabilité, un gros souci potentiel : pas de pause en combat ! Il n’y a pas de pause active, mais c’est rare. Mais là ça n’est pas de pause du tout. Si vous ouvrez le menu, ça n’arrête pas le combat. Donc une fois le combat démarré, il faut aller au bout. Et pour un boss, ça peut prendre un certain temps et fatiguer pas mal. Il faudra donc bien profiter des phases d’exploration pour reprendre des forces.
Code Vein 2 propose donc des choses intéressantes comme le remapping complet et l’automatisation de la caméra. Mais le gameplay de base reste exigeant et il n’y a pas de gestion de la difficulté. Donc cela va laisser du monde sur le côté.
Et si j’ai un handicap visuel ? 3,5 / 10
Sur le plan visuel, on est sur un tout autre niveau en termes d’accessibilité. C’est bien simple, à part la luminosité et la qualité d’affichage, le menu graphique est vide !
Certaines des aides dont on a parlé plus haut seront cependant très utiles. Avoir une caméra qui se recentre et reste focus sur l’ennemi, ça aide bien. Les coups au but automatiques aussi. Vous dépendez beaucoup moins de la visée et ça, on aime bien. Mais avec une caméra rebelle, ce n’est pas totalement efficace. On est encore assez loin d’un Spiderman 2 sur ce plan, par exemple.


Mais au-delà de ces quelques aides sur la visée, le reste va être assez problématique. Par exemple, parlons de la gestion des couleurs. Vous n’avez aucun réglage ou filtre pour modifier les couleurs. Et bien sûr, le rouge est très utilisé, autant dans l’interface de jeu que dans les menus. Comme les menus sont très fournis, utilisant des nuances de rouge et bleu pour les résistances par exemple, une personne daltonienne va avoir du mal à percevoir tout cela.
Et en jeu c’est pareil. Les objets au sol sont bien brillants, mais la couleur indiquant la rareté a son importance pour éviter de courir à l’autre bout de la zone et passer des ennemis pour ramasser des crevettes. La gestion des couleurs est donc problématique.
Mais la couleur et surtout le contraste sont un problème de fond sur Code Vein 2. Sur la carte, le fond est dans les tons ocres et marrons et les points importants et les routes sont en doré. Autrement dit, pas très contrastés. En jeu, la boussole en haut d’écran est petite et pas contrastée du tout, en blanc sans fond. L’interface de menu de jeu s’affiche en surimpression, pas très grande donc et non modifiable. Seuls les sous-titres sont corrects et réglables. Et c’est important avec un jeu en anglais sous-titré.
Autre problème, les ennemis ne sont pas contrastés ou identifiés de loin. Pire, certains seront accroupis et vous sauteront dessus à votre approche. Leur barre de vie n’apparaît qu’au premier coup porté et il y a très peu d’indications sonores de leur présence.
D’ailleurs, en parlant des renforts sonores… Nous sommes sur un monde ouverts. Et, vous l’aurez compris, il manque des indicateurs sonores et il n’y a pas de redirection vers l’objectif. De ce fait, Code Vein 2 est injouable en étant non voyant.
Cependant, le personnage s’arrête bien de courir face à un obstacle. Le son de course peut donc être un repère lors de vos déplacements. Par contre, il n’y a pas d’alerte de proximité de chute. Donc, soyez attentifs aux falaises, la mort est en bas et la réapparition n’est pas au point de chute, donc ça peut vite être gênant.
Ce qui fait qu’on a des problèmes de gestion des couleurs, avec des textures assez peu contrastées souvent, surtout en intérieur et un manque de renfort sonore. Donc oui, la partie gameplay de combat est assistée dans la visée surtout, mais pour le reste, Code Vein 2 va bloquer pas mal de personnes.
Et si j’ai un handicap auditif ? 6,5 / 10
Sur le plan auditif, Code Vein 2 reste un jeu, comme beaucoup, où beaucoup d’informations sont visuelles. On a donc un jeu qui dans l’ensemble va être jouable.
Pour le son, on a une bonne gestion des sources avec une distinction entre les sons d’ambiances et les sons utiles, dans les menus comme dans le jeu. On peut également passer le son en mono pour une écoute équilibrée si vous avez une surdité latérale.


Pour suivre l’aventure, vous aurez forcément besoin des sous-titres. Ils sont réglables et vous allez pouvoir en changer la taille avec 10 degrés, leur mettre un fond plus ou moins opaque et afficher des sous-titres même en dehors des conversations. C’est utile lors de l’exploration. On peut afficher le locuteur pour savoir qui parle. Par contre, il n’y a pas de piste informative pour préciser les bruits ambiants, la tonalité des personnages et tout ce qui n’est pas parlé. Vous allez donc manquer de certaines informations.
Il n’y a notamment pas de sous-titre quand l’allié vous parle en étant fusionné avec vous pour vous donner des bonus. On voit juste une onde sonore sur son portrait en bas à gauche pour indiquer qu’il parle, mais pas le texte. Dommage, surtout qu’il vous parle parfois pour attirer l’attention sur un coffre proche par exemple.
Côté gameplay, la grosse difficulté va être de savoir où sont vos adversaires. Ils n’apparaissent pas dans la boussole ou la mini carte. Et en jeu, on n’a aucune indication sur la position quand ils ne sont pas dans votre champ de vision. Autrement dit, à moins de tourner la caméra régulièrement autour de vous, vous allez prendre pas mal de coups par surprise.
Les attaques automatiques vers l’ennemi le plus proche, une des options, ne fonctionnent que sur les ennemis visibles. Ne comptez pas dessus pour vous faire faire demi-tour en pour repérer les ennemis à l’arrière.
Vous devriez donc pouvoir jouer à Code Vein 2 sans le son, mais en étant toujours sur le qui-vive, ne sachant pas quand l’attaque va tomber dans votre dos !
Et si j’ai un handicap cognitif ? 3,5 / 10
On le sait, les jeux d’aventures en monde ouvert sont toujours assez exigeants sur le plan cognitif. Il y a plein de choses à faire et une partie plus ou moins importante de gestion du personnage de ses ressources et de son équipement. Tout est donc dans le dosage.
Et dans Code Vein 2, la dose est forte ! En effet, une des principales mécaniques de jeu va être d’affronter l’environnement et surtout des boss régulièrement. Et pour s’en sortir, il va falloir à chaque fois observer la créature et comment elle attaque dans différentes phases. Vous devez alors vous adapter en tapant au bon moment, et en prenant la bonne configuration de personnage.


Et côté gestion de personnage, on est gâté ! Le jeu vous permet de tout changer : les statistiques du personnage, de son matériel comme souvent, mais là on ajoute encore des couches de personnalisation. Il y a les formas, vos attaques spéciales. Chaque arme peut être personnalisée. Il y a tout un aspect de résistance et fragilité à différentes sources de dégâts. Bref, des tonnes de possibilités et un besoin de bien les connaître pour choisir les bonnes en fonction du boss.
Il y a une salle d’entraînement dans les sous-sols de la base principale. Prenez le temps de la trouver et de tester vos techniques, de comprendre comment tout cela fonctionne. Car tout ça ne vous est pas bien expliqué.
Comme souvent dans ce type de jeu vous avez un écran avec pas mal de texte, sans lecteur d’écran, qui vous explique les aspects de gameplay au fur et à mesure. On peut les retrouver pour les revoir si vous le voulez, mais pas facilement. C’est caché en allant sur la carte et en allant dans le journal des quêtes qui a une section didacticiel. Cependant, sur la plupart des menus, il y a une partie « aide » en appuyant sur la gâchette droite.
Donc l’apprentissage du jeu va être assez complexe et confus, le tout avec pas mal d’écrits. D’ailleurs Code Vein 2 est en langue anglaise à l’audio, donc l’écrit est indispensable pour suivre l’histoire par les sous-titres.
Pour ce qui est de se retrouver en jeu, le scénario et donc ce que vous devez faire ne sont pas rappelés en jeu. C’est dans le journal de quête. Cependant, vous pouvez marquer manuellement sur la carte les points utiles. Lorsque vous revenez en jeu, ces marqueurs seront identifiés par un faisceau lumineux visible de loin ainsi que sur la boussole.
Attention, la position est relative. Le faisceau est parfois visible en surface alors que la quête est souterraine. À vous de trouver l’entrée du souterrain, parfois un peu distante. Côté repérage, vous avez une mini carte lorsque vous entrez dans un lieu. Mais elle est assez limitée. À l’entrée vous ne voyez souvent que votre trajet récent. Vous avez souvent un « bloqueur » dans la zone de jeu. C’est une espèce de plante qu’il faut détruire pour que la carte apparaisse.
Pour la progression en jeu, il y a des points de sauvegarde régulièrement. Il y a toujours un point juste avant de rencontrer un boss. Vous y récupérez toute votre énergie et vos soins pour faire le combat dans les meilleures conditions possibles. Mais votre personnage étant assez fragile, vous risquez de mourir très souvent avant de bien comprendre comment le gérer.
Donc un jeu technique par la partie gestion du personnage et par des combats exigeants à la Dark Soul. Et forcément, cela va être un problème pour pas mal de personnes qui ont du mal à gérer ces aspects et préfère quelque chose de plus intuitif. Il n’y a pas de réglage de la difficulté, ce qui rend Code Vein 2 difficile d’accès !

Moteur
Visuel
Auditif
Cognitif
Remapping complet
toutes les touches utilisées