Ivar et l’équipe ont pu tester Pragmata, dernier-né de chez Capcom qui est décidément en forme en ce moment avec la sortie récente du Resident Evil : Requiem. Retrouvez notre test vidéo ci-dessous avec notre revue de l’accessibilité de ce titre.

| Moteur | Visuel | Auditif | Cognitif |
|---|---|---|---|
|
|
|
|
Pragmata est une toute nouvelle licence, et ça fait du bien au milieu des suites et remakes. Même si cette licence semble être née dans la difficulté puisqu’on en entend tout de même parler depuis 2020.

Dans Pragmata, vous incarnez un astronaute du nom de Hughs qui fait partie d’une mission chargée de découvrir pourquoi la base lunaire ne donne plus de nouvelles. Un petit goût d’Alien, mais ici point de grosse bête, quoique, c’est une IA devenue folle qui sera votre opposant, et ça n’est pas mieux ! Mais c’est aussi une IA qui sera votre alliée en la « presque personne » de Diana, une Pragmata qui prend la forme d’une enfant découvrant le monde.
Au-delà de la relation entre ces deux personnages qui fait forcément penser à celle d’Ely et Joël de The last of us, c’est au niveau du gameplay que souffle également le vent de nouveauté. En effet, Pragmata s’amorce comme un jeu d’action-aventure classique. On explore un environnement restreint fait de couloirs et salles et on va y rencontrer énigmes et ennemis à combattre. Mais la rencontre avec Diana va apporter le plus qui change tout : le hack !


En effet, en plus d’avoir Hughs qui va combattre avec tout un panel de fusils et autres armes énergétiques, vous contrôlez en même temps Diana qui a le pouvoir de hacker les ennemis pour en faire sauter les défenses et les rendre vulnérables aux armes de Hughs. Et ça, ça change tout !
La boucle de jeu sera donc de vous préparer tranquillement au sein du refuge en améliorant votre matériel, vos compétences et vos armes. Puis vous partez explorer une zone souvent pleine de robots contrôlés par IDUS, l’IA rebelle. Il faudra trouver le chemin, débloquer des portes dont les contrôles sont dispersés dans la zone. Et bien sûr se débarrasser des ennemis, qu’ils soient simples ou des boss aux patterns bien nerveux.
Et lors des combats, il faut d’abord gérer la partie « Hack » avec Diana qui prend la forme d’une grille sur la droite dans laquelle il faut naviguer avec 4 touches – pour les 4 directions – pour atteindre la case au cœur de la grille en passant par certaines cases activant des effets. Ce hack va faire sauter la défense des ennemis et leur faire des dégâts.

Et en même temps, vous devez gérer la partie « physique » du combat avec Hughs : esquiver les coups adverses, choisir la bonne arme et viser pour tirer au bon moment, quand Diana aura réussi son hack.
Vous sentez venir le problème d’accessibilité ? Là où c’est un gameplay très innovant qui a charmé bon nombre de joueurs et joueuses, ça en aura bloqué tout autant qui auront de grandes difficultés à gérer ce double gameplay !!
En effet, les aides sont assez minces pour compenser un gameplay doublement exigeant. Pour la partie Hughs, on a des aides comme d’éviter certains maintiens de touche ou la visée aidée qui est assez efficace et on apprécie. Mais il reste beaucoup de problèmes :
- les maintiens de touche ne serait-ce que pour l’utilisation permanente des propulseurs
- la finesse motrice nécessaire pour faire de nombreux sauts au millimètre
- les combinaisons de touche obligatoires au point de bloquer Ivar en plein test
- le hack qui peut s’apparenter à des QTE – réaliser vite des enchaînements de touches…
Autant de blocages possibles sans solution, ce qui nous amène à un 4,5/10 sur l’aspect moteur


Ce n’est pas plus aidant sur l’aspect visuel. En effet, aucune couleur n’est modifiable. Même si le bleu électrique des interfaces numériques est assez visible pour les personnes percevant mal les couleurs, elles s’affichent dans des environnements clairs et donc peu de contraste. Il va également être difficile de se déplacer sans son de collision ou d’alerte de chute dans un environnement très vertical qui demande une excellente gestion de la vision 3D. C’est donc malheureusement un 4 sur 10.
Sur le plan auditif, vous manquez de quelques infos de contexte, même si les sous-titres sont de bonne qualité. Mais les gros points seront l’absence d’information sur les dangers non visibles : on ne sait pas où sont les adversaires. Côté son, on a des réglages des sources, mais pas du mixage pour gérer la spatialisation. Un 6/10 pour un jeu jouable, mais avec quelques difficultés.
Enfin, c’est sur le plan cognitif que ce Pragmata nous a le plus déroutés. Cette innovation de gameplay est finalement un gros écueil pour une bonne partie de l’équipe. Le premier combat a été un moment de panique. D’autant plus que ce sont Zizou et Steve qui ont démarré, tous deux avec des troubles de la concentration. Alors, devoir gérer de front le hack ET le combat, c’était impossible : trop de stress, trop de sollicitation d’un coup. Zizou a totalement ignoré le hack, là où, avec du temps et des explications, Steve a finalement su gérer les deux.
Portos, nouveau testeur de la team, nous a confié avoir su terminer le jeu en mode facile, puisque Pragmata vous en propose un, en partie parce qu’une fois acquis, le gameplay est assez répétitif. Mais même comme ça, l’Excavateur lui a donné pas mal de difficultés.
Ivar vous détaille tout cela, et bien plus encore, dans le test vidéo ci-dessous !

Moteur
Visuel
Auditif
Cognitif
Aide à la visée
remapping quasi inexistant